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Échos du congrès de l’Association for Korean Studies in Europe (AKSE) à l’Université d’Édimbourg, 19-22 juin 2025 (5)

Marie-Océane Lachaud, doctorante, Inalco, UMR 8043, IFRAE

À l’occasion de la 32e édition de l’AKSE, organisée par l’Université d’Édimbourg, j’ai eu l’honneur de participer pour la première fois à un panel consacré aux maladies infectieuses dans la Corée du XIXe siècle, sous la direction de mon directeur de thèse, Daeyeol Kim. Il ne s’agissait pas de ma première expérience au sein de cette rencontre scientifique d’envergure : lors de l’édition précédente, en 2023, j’avais déjà eu la chance d’y présenter, à titre individuel, quelques-uns de mes résultats de mémoire de master.

Cette 32e édition a cependant marqué une étape importante dans mon parcours, en constituant ma première participation à un projet de panel collectif, réunissant à la fois des collègues français et sud-coréens autour d’un même champ de recherche : l’histoire de la médecine et des pratiques de santé dans la Corée prémoderne. Ce fut l’occasion pour moi d’échanger avec Marina Valente (Université Paris-Cité), doctorante travaillant sur les épidémies de choléra dans la Corée du XIXe siècle ; Jihyun Kim (Université Nationale de Séoul), spécialiste des interactions entre le bouddhisme, le taoïsme et le confucianisme dans les pratiques de soin ; et Seongsu Kim (Université Nationale de Séoul), historien de la médecine coréenne prémoderne, actuellement engagé dans des recherches sur l’introduction de la vaccination jennérienne en Corée. Ces discussions riches et stimulantes ont nourri ma propre réflexion doctorale, centrée sur les conceptions et pratiques médicales de la variole en Corée, entre les XVIIe et XIXe siècles.

Cette rencontre scientifique majeure m’a également permis de tisser des liens avec de jeunes chercheurs et chercheuses, dont les travaux, proches ou éloignés du mien, ont suscité un vif intérêt. J’ai ainsi fait la connaissance de Baihui Duan, actuellement maîtresse de conférences à l’Université de Lancaster, dont les recherches portent sur les dimensions environnementales et médicales de la péninsule coréenne après les guerres d’Imjin (1592–1598). Nos échanges m’ont permis de découvrir plusieurs monographies fondamentales sur l’histoire de la santé en Asie orientale, jusqu’alors méconnue de mes travaux. Sa communication, consacrée aux discours politiques autour des catastrophes naturelles dans la Corée du XVIIe siècle, m’a également offert un aperçu précieux d’une autre facette de ses travaux. Outre ces échanges marquants, j’ai eu le plaisir de rencontrer d’autres jeunes chercheur·e·s engagé·e·s dans les études coréennes : Seulkee Nam (SOAS), Cesar Ribas Ramirez (Université de Malaga), Aron Pol (Université de Leiden), Jing Hu (Bibliothèque d’État de Berlin), Daniele Di Pasquale (Université Sapienza de Rome), pour n’en citer que quelques-uns. L’AKSE a constitué, pour moi, bien plus qu’un simple événement académique : ce fut un moment précieux de retrouvailles, de rencontres et de partages intellectuels. Le réseau que cette conférence contribue à entretenir me semble, à bien des égards, essentiel à l’avenir des études coréennes en Europe, et j’espère sincèrement pouvoir y participer de nouveau en 2027.

Crédits photos : De gauche à droite: Kim Seongsu, Marie-Océane Lachaud, Marina Valente, Kim ihyun, Kim Daeyeol – Panel “Infectious diseases in the 19th century and Koreans’ responses”, 21/06/2025

Garance Cachard
Garance Cachard
Ingénieure d'étude au Centre de recherches sur la Corée

OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
Garance Cachard (27 juin 2025). Échos du congrès de l’Association for Korean Studies in Europe (AKSE) à l’Université d’Édimbourg, 19-22 juin 2025 (5). Carnets du Centre Corée. Consulté le 10 août 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/15nsb


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