Échos du congrès de l’Association for Korean Studies in Europe (AKSE) à l’Université d’Édimbourg, 19-22 juin 2025 (6)
Marina Valente, doctorante, Université Paris Cité, UMR 8173 CCJ, Centre Corée
Il y a des moments où l’on se surprend à franchir des étapes importantes sans s’en rendre compte. Ma première participation au congrès de l’AKSE 2025 à l’Université d’Édimbourg fut précisément l’un de ces moments-là : un baptême du feu académique qui m’a propulsée bien au-delà de ma zone de confort habituelle.
Dès les premiers panels, tout s’enchaîne rapidement. L’organisation en communications simultanées a imposé d’emblée sa cadence particulière, obligeant à passer d’une salle, d’un sujet et d’une discipline à l’autre. Une fois le rythme assimilé, l’exploration est devenue possible. L’AKSE constitue un espace privilégié pour découvrir des pans de la recherche en études coréennes éloignés de son champ de recherche habituel et que le quotidien académique ne permet pas d’aborder. J’ai ainsi pu assister à des présentations consacrées à la linguistique ou à la santé publique en Corée du Nord.
Ma communication s’inscrivait dans un panel intitulé « Infectious diseases in the 19th century and Koreans’ responses ». J’ai eu la chance d’y être intégrée dès ma première année de doctorat, grâce à la confiance que m’a accordée Kim Daeyeol, organisateur du panel. Candidater et participer à l’AKSE implique de se projeter très en amont : les échanges pour constituer le panel ont commencé plus d’un an avant la conférence, et plusieurs étapes se sont ensuite succédé jusqu’au jour J. Tout au long de ce processus, la disponibilité et l’accompagnement attentif de l’organisateur de notre panel ont largement contribué au bon déroulement de l’ensemble. Ce panel réunissait les professeurs Kim Seongsu et Kim Jihyun de l’Université Nationale de Séoul, ainsi que Marie-Océane Lachaud, doctorante à l’Inalco. Les échanges scientifiques ont été stimulants et ont permis d’esquisser des liens professionnels appelés, je l’espère, à se renforcer dans la durée.
Le rythme général de la conférence s’est imposé comme un tourbillon stimulant : communications successives, rencontres avec des chercheurs venus de toute l’Europe et de Corée du Sud, échanges multilingues, et moments de convivialité plus informels entre deux sessions officielles. Il semblerait que ce soit dans ces interstices que naissent souvent les collaborations les plus fécondes.
La présence bienveillante de mes collègues doctorantes et doctorants français — Jungki Cho, Thibaut Diverchy, Gulsen Kilci et Marie-Océane Lachaud — a largement participé à enrichir cette expérience. Les discussions avec des jeunes chercheuses et chercheurs européens se sont révélées particulièrement éclairantes. Comparer nos parcours respectifs m’a permis de mieux mesurer la vitalité du paysage académique français en études coréennes, constitué non seulement d’un corps professoral expérimenté, mais aussi d’une nouvelle génération de jeunes chercheurs en construction, d’une communauté en train de se structurer et de trouver sa voix.
En conclusion, cette première participation à l’AKSE 2025 m’aura offert bien plus qu’une occasion de présenter mes recherches. Elle aura été une véritable initiation à la communauté académique européenne des études coréennes, un apprentissage de ses codes, de ses enjeux, et surtout de son enthousiasmante diversité.
Crédits photos : Photo prise par Kim Daeyeol
Marina Valente, Panel “Infectious diseases in the 19th century and Koreans’ responses”, 21/06/2025
OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
Garance Cachard (27 juin 2025). Échos du congrès de l’Association for Korean Studies in Europe (AKSE) à l’Université d’Édimbourg, 19-22 juin 2025 (6). Carnets du Centre Corée. Consulté le 10 août 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/15nsc
